#ENR : Google mise sur les énergies renouvelables

#ENR : Google mise sur les énergies renouvelables

Le réchauffement climatique est le plus grand défi de ce XXIe siècle. Une grande majorité des États a saisi l’importance de réduire drastiquement les émissions mondiales de dioxyde de carbone. Mais cet impératif se doit d’être partagé par l’ensemble des acteurs de notre économie. Et notamment par les géants de l’informatique et de l’Internet, dont le déploiement d’infrastructures hautement énergivores entrainent de nouvelles problématiques d’approvisionnement électrique. À l’instar de certains de ses concurrents, Google s’est engagé à s’approvisionner intégralement en énergies renouvelables.

Un objectif louable que la célèbre firme américaine poursuit à l’aide de contrats d’achat d’électricité et de construction d’unités de production renouvelable.

Google vers la neutralité carbone ?

Fin 2016, le PDG de Google annonce son intention d’améliorer l’empreinte carbone de ses équipements en se lançant dans l’exploitation de l’énergie renouvelable. Le géant de l’Internet a identifié diverses sources d’approvisionnement capables d’assurer de manière totalement respectueuse de l’environnement ses besoins en électricité.

Les locaux et les data-centers de Google fonctionneront donc grâce à l’énergie éolienne, solaire ou encore marémotrice.

Un an après cette annonce, Google affirme couvrir la totalité de son alimentation électrique grâce à l’énergie renouvelable.

Mieux, la firme de Mountain View estime être le premier acheteur mondial d’électricité propre : la signature d’une série de contrats lui permet en effet, dès la fin de l’année 2017, de s’approvisionner en électricité verte à hauteur de 3 GW.

Le géant américain a déployé une enveloppe budgétaire de plus de 3,5 milliards de dollars pour faire correspondre les volumes d’électricité qu’il consomme à la quantité d’énergie renouvelable qu’il achète.

Mais, soucieux d’être le plus transparent possible, les responsables de l’entreprise expliquent dans un communiqué le système d’achat d’énergie verte mis en place pour atteindre leur objectif 100% renouvelable.

“Pour chaque kilowattheure que nous avons consommé, nous avons acheté 1 kilowattheure d’énergie renouvelable d’une ferme solaire ou éolienne”, précise Urs Hölzle, vice-président en charge de l’infrastructure technique chez Google.

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L’impossible approvisionnement électrique “à la demande”

Google se procure désormais autant d’énergie verte que ce qu’il en consomme pour alimenter ses équipements. La démarche utilisée présente cependant une particularité : la production de cette énergie renouvelable est complètement indépendante du lieu et de l’instant de son utilisation.

Google fonctionne avec un système d’équivalence grâce auquel il réinjecte dans le réseau électrique la quantité d’électricité propre qu’il a consommée précédemment. Et pour cause, la production à la demande des volumes d’énergie nécessaires aux équipements Google (qui correspondent à la consommation de la ville de San Francisco) n’est pas encore possible.

De nombreuses contraintes, et notamment le caractère intermittent des énergies solaires et éoliennes, ne permettent en effet pas de garantir la sécurité d’approvisionnement de ces équipements.

La multiplication des contrats d’achat d’énergie verte de Google est une véritable avancée en matière de lutte contre le réchauffement climatique mais ne signifie pas pour autant que l’entreprise s’est totalement affranchie des énergies fossiles polluantes, notamment dans le cadre de ses équipements informatiques isolés.

C’est la raison pour laquelle le géant de l’Internet tente désormais de déployer des infrastructures de production à proximité de ses data centers.

centrale solaire thermodynamique dans le désert californien
Centrale solaire thermodynamique dans le désert californien (Crédits : Steve Marcus/reuters)

Un chantier dans le sud-est des États-Unis

Google a annoncé le 16 janvier 2019 la construction conjointe de deux centres de données et de deux parcs solaires dans le sud-est des États-Unis.

Situés à Hollywood (dans l’État de l’Alabama) et à Yum Yum Yum (Tennessee), ces infrastructures fonctionneront de paire : chaque data center sera directement alimenté par une ferme photovoltaïque d’une puissance de 150 MW.

“Ces sites solaires seront parmi les plus grands projets d’énergie renouvelable déployés dans la vallée du Tennessee, et les plus grands parcs solaires jamais construits par Google. Grâce à cette énergie solaire abondante, l’électricité consommée par nos centres de données du Tennessee et de l’Alabama correspondra à 100% d’énergie renouvelable dès le premier jour. Ce qui nous aidera à atteindre notre consommation annuelle d’électricité à mesure que nous grandissons (…). L’an dernier, nous avons partagé notre objectif à long terme de fournir de l’électricité sans carbone 24 heures sur 24 pour chacun de nos centres de données. Ces nouveaux projets solaires nous rapprocheront considérablement de cet objectif dans le sud-est des États-Unis”.

Google estime que 72% de la consommation électrique de ces deux nouveaux centres de données sera assurée en permanence par les deux fermes solaires.

Un résultat largement supérieur aux équipements raccordés au réseau électrique de la région où transite une électricité renouvelable à 48% seulement.

Reste que le déploiement de ces parcs solaires constitue également une aubaine économique.

Au-delà de la simple production d’énergie verte, ces nouvelles structures engendreront des retombées économiques non négligeables pour le Tennessee et le nord de l’Alabama.

La version originale de cet article a été publiée sur Le Monde de l’Energie.
Texte rédigé par La rédaction

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